La place des symboles dans le tarot

Utilité des symboles dans la voyance ?

 

La vie quotidienne nous invite en permanence à interpréter symboles 
allégories ou métaphores.

La substitution d’une image a une idée, le rêve,
le cinema, les messages publicitaires sont autant d’exemples de ce jeu perpétuel de cryptage/décryptage.

La dimension symbolique est omniprésente 
et fait partie intégrante de notre vie, souvent sans même que nous nous en
 apercevions, et cette dimension à une place prépondérante dans la voyance gratuite.

A l’origine, le symbole était intimement lie aux croyances et aux systèmes de représentation religieux.

Si son caractère sacré et ésotérique tend
 à disparaitre, l’objet symbolique, éternel et omniprésent, demeure, utilisé à 
des fins profanes.

La mère interprète les manifestations sonores ou gestuelles de son bébé – ses mimiques, ses cris, son regard, etc. – et leur
 donne une signification. Elle se livre a une traduction, exprimant en mots
 (par exemple: « il a faim ») certains signaux (des pleurs).

 

Exemple dans la voyance :

On pourrait
 étendre a l’infini les références car, consciemment ou inconsciemment, 
l’individu opère sans cesse cette activité de décodage.

Naturellement, en présence d’un symbole, se manifestent en premier 
lieu les perceptions subjectives, puis les références culturelles; en dernier
 lieu seulement, apparait la réalité objective de l’objet. Pour illustrer le processus ordinaire de l’analyse, prenons la couleur noire :

La perception subjective et individuelle:

  1. “Je n’aime pas le noir car il
me fait peur.” Ce ressenti peut être lie a une expérience, un traumatisme,
un événement particulier
  2. Les références culturelles: “Le noir est triste, c’est la couleur funéraire 
dans mon pays”
  3. La réalité objective: “Le noir, c’est la nuit, l’obscurité.”

Les points 1 et 2 font référence a la subjectivité individuelle: ce qui est
 valable pour une personne ou une société ne l’est pas pour toutes les personnes ou pour toutes les sociétés.

Quelqu’un peut aimer le noir, parce
qu’il trouve cette couleur seyante (point 1); de même, certaines civilisations n’associent pas le noir a la mort car la couleur funéraire y est le 
blanc comme en Chine (point 2)

. Ces deux attitudes nous placent dans le 
domaine de la perception projective. Seule la troisième lecture du noir se
révèle objective, donc universelle: le noir, c’est l’obscurité pour tous et a 
toutes les époques. C’est à partir de cette vérité universelle que l’on accède
 a la valeur symbolique du noir.